Accoucher chez soi, réparer l’intime
Accoucher à domicile fascine autant qu’il inquiète. En France, la pratique reste marginale, perçue tour à tour comme un retour aux sources ou une prise de risque. Pourtant, pour certaines femmes marquées par un accouchement hospitalier traumatique, quitter le cadre médical devient une nécessité vitale.
Victoire en fait partie. Son premier enfant naît rapidement, sous péridurale, sans heurt. Forte de cette expérience, elle aborde son second accouchement confiante. Mais en Australie, où la péridurale n’est pas systématique, elle se retrouve mal accompagnée, subit la douleur, frôle la panique. Elle en sort traumatisée, avec le sentiment qu’on lui a volé sa naissance.
Comment se relever d’un tel choc ? Pour Victoire, la réparation passe d’abord par un détour inattendu : la photographie de maternité. En devenant témoin des naissances des autres, elle apprivoise la sienne. Jusqu’à trouver le courage d’une troisième fois, différente.
Cette fois, elle accouche chez elle, dans son salon, entourée des siens. Une naissance apaisée, choisie, réparatrice. La preuve, pour elle, qu’une naissance peut en guérir une autre.
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